Avoir des variétés de plantes peu communes ou nouvellement introduites.
Avoir dans notre jardin et potager d'autres variétés de plants que celles offertes par les grands producteurs.
Cultiver des légumes qui ont un cycle végétatif trop long pour notre climat, comme la tomate, l'aubergine et le piment ainsi que des fleurs comme les pétunias, les bégonias, les célosies, etc.
Pour économiser, même s'il faut dépenser plus d'argent pour l'équipement et les accessoires de base la première fois.
Pour hâter la venue du printemps.
Et surtout pour le plaisir de voir se transformer la graine en légumes délicieux pour le palais ou en fleurs si agréables à sentir, regarder ou déguster.
Le matériel général
Vous aurez besoin de contenants, d’une cuillère, d’un seau, d’étiquettes, d’un crayon indélébile, de sacs en plastique ou de dômes, d’un vaporisateur, d’un arrosoir, de terreau, d’un calepin, d’eau et de graines.
Les contenants
N’importe quel contenant fera l’affaire à condition de pouvoir y percer des trous et d’être très propre. Lavez-les au savon puis faites tremper dans de l'eau javellisée, rincez et laissez sécher. La propreté est essentielle si l’on veut éviter les maladies fongiques (fonte des semis).
Parmi les contenants que l’on peut recycler : pots de margarine, contenants à œufs en plastique, plats d'aluminium, fond de pinte de lait en carton ou plastique, ancienne caissette en styromousse, contenant de plastique transparent genre croissant (le dôme est inclus), bouteille de plastique coupée (le deuxième morceau sert de dôme) etc.
Sur le marché on trouve aussi des contenants spécialisés : caissettes ou pots en tourbe comprimée, pastilles Jiffy.
Les caissettes sont utiles pour les semis de graines fines et pour les grandes quantités.
Les pots individuels servent surtout aux graines plus grosses et pour les variétés dont on ne veut que quelques plants.
Le terreau
Il y a une multitude de types de terreaux de semis allant de la terre du jardin stérilisée au four aux terreaux artificiels commerciaux.
Personnellement, même s’il n’est pas bio, j’utilise le Pro-Mix (mélange pour empotage et semis) de la compagnie Premier. Il est léger, équilibré, garde bien l’humidité et peut servir tant pour les semis que pour l'empotage, le repiquage et la transplantation. Il est offert en différents formats et si vous êtes chanceux vous en trouverez du bio.
Si vous voulez absolument faire votre propre terreau, il suffit de mélanger à parts égales de la terre à jardin, du compost, du sable et de la tourbe de sphaigne ou de la vermiculite. Par exemple : mélangez 1 litre de terre à jardin, 1 litre de compost, 1 litre de sable et 1 litre de tourbe de sphaigne (ou de vermiculite) auxquels on ajoute 10 grammes d’os moulu, 15 grammes de chaux dolomitique et un peu de poudre de plume (ou de sang). À cause du danger de fonte des semis, il faudra le stériliser en le passant une heure au four à 95°C (suggestion : mettre l’équivalent en degrés Fahrenheit).
Les graines
Le mois de janvier est la période idéale pour commander des catalogues et des semences (de légumes, de plantes à fleurs, etc.) et pour planifier les semis. Chaque année, les grainetiers proposent des centaines de variétés de légumes et de fleurs annuelles. La consultation de livres de jardinage et de catalogues aidera grandement. Si c’est votre premier jardin, tenez compte de l'espace disponible, de vos habitudes alimentaires, de vos besoins, de votre temps et de vos goûts. On retrouve souvent à l’endos des enveloppes de graines certaines informations comme les dates générales de semis, les conditions particulières requises par l'espèce et la température optimale du sol. Lisez attentivement ces instructions. Les surplus peuvent être conservés dans un bocal fermant hermétiquement et dans un endroit obscur et sec.
Test de germination
Les graines que vous avez achetées ou entreposées il y a un ou deux ans sont-elles encore bonnes? Pour le savoir, prenez une dizaine de graines et étendez-les sur un essuie-tout humide. Enroulez le papier et placez-le dans un sac en plastique, dans un endroit chaud. Si, après trois à vingt jours, toutes les semences germent, elles sont viables. Si seulement deux ou trois graines germent, achetez-en de nouvelles.
La température:
Des températures de 21° à 24°C assurent une bonne germination des semences. Une fois les graines germées, baissez la température. Une température de 20 degrés le jour et de 15 degrés la nuit est généralement bonne. Les plants vonts’affaiblir et s’étioler s’il fait trop chaud.
La lumière
La lumière est souvent insuffisante pour les semis dans la maison car l'intensité lumineuse y est de 10 à 100 fois plus basse qu'à l'extérieur. Pendant la germination, l’intensité lumineuse est moins nécessaire sauf pour certaines plantes comme le Begonia semperflorens. Dès leur levée, les plants ont besoin de beaucoup de lumière. Placez-les le plus près possible d'une fenêtre orientée au sud ou à l'est. L’idéal consiste en une installation comportant de 2 à 4 tubes fluorescents (120 cm) de 40 watts, placés à une distance de 10 à 15 cm au-dessus des semis et allumés de 14 à 16 heures par jour. Un mélange de tubes cool white et Gro-lux fait l’affaire. Un manque de lumière se traduit par des plants longs et faibles.
Engrais
Personnellement, je ne donne pas d’engrais au semis car j’utilise du Pro-mix ou du compost. Lorsqu’ils atteignent un mois de croissance, je fais un arrosage à l’algue marine puis, 1 semaine plus tard, je les arrose avec de l’émulsion de poisson et je recommence 2 semaines plus tard. Sinon, vous pouvez fertiliser avec un engrais soluble à une dose de moitié de celle indiquée sur le contenant. Avec une dose normale vous risquez de brûler les plants.
Partez vos semis le plus tard possible. Consultez les calendriers de semis et assurez-vous qu’ils correspondent à votre région. Habituellement, les premiers semis à l'intérieur débutent en février pour les plantes à développement lent comme les pelargoniums, les bégonias ou les impatientes. En règle générale, on sème les légumes et les fleurs du début mars à la fin avril. Il est inutile de semer plus tôt puisque les plants s'étiolent facilement et deviennent trop âgés pour être transplantés sans danger. Pour la région 4b, la préparation des semis commence environ vers la mi-mars afin d'obtenir une floraison qui ne couvre qu'une période de trois mois, soit: juin, juillet et août.
Il faut remplir les pots ou caissettes de terreau, préalablement mouillé, mais pas détrempé, égaliser la terre avec les doigts. Faites un trou au centre de chaque contenant. Si vos graines sont neuves, laissez en tomber 1 dans chaque trou sinon mettez en 2 ou 3. Si vous semez en caissette, distribuez uniformément et sans excès les graines. Un semis trop dense favorise l'étiolement et complique le repiquage. Plus les semences sont fines, moins il faut les recouvrir. En moyenne, on met de 3 à 6 mm de terre. Il est important de suivre les indications de l’enveloppe. Tasser légèrement. Écrivez le nom et la date du semis sur l'étiquette. Recouvrez avec un dôme ou un sac de plastique pour garder la chaleur et l’humidité. Il faut placer les contenants dans un endroit chaud et éclairé entre 12 à 14 heures par jour. Notez que certaines graines ont besoin de noirceur pour germer. Dans ce cas, je les recouvre d’un morceau de plastique noir. N’oubliez pas d’aérer régulièrement les contenants en enlevant le dôme ou le plastique pendant quelques minutes chaque jour. Dès que les plants apparaissent, découvrez et abaissez la température de quelques degrés.
L'arrosage
De préférence, on arrose par en dessous avec de l’eau à la température de la pièce. Il faut éviter les jets forts qui brisent les plants. Il est très important que les semis ne manquent jamais d'eau. Il faut éviter de les noyer, sinon gare aux maladies fongiques!
L'éclaircissage
Lorsqu’il y a plus d’un plant par pot, gardez le plus robuste en enlevant ou coupant les autres. En caissette, si vous avez semé trop densément, garder un plant par 2 cm pour les petits plants et 4 cm pour les grands. Pour les plans rampants comme les concombres, courges, melons, (dans des pots de tourbe) laissez-en 3 à 4 par pot, il sera possible de donner à ses plants des directions différentes dans le jardin.
Le pinçage
Dans certains cas, les plants croissent très rapidement, il faut soit baisser la température ou pincer le plant. Pincer consiste à couper le bourgeon qui se trouve à l'extrémité où poussent les nouvelles feuilles afin de réduire la croissance en hauteur et d’avoir un plant plus compact.
Le repiquage
On ne repiquera pas tant que les plants n’ont pas au moins quatre feuilles soit : deux cotylédons plus deux feuilles véritables. Généralement, moins on manipule et moins on repique un jeune plant, mieux il poussera. Vous pouvez utiliser le même sol que vos semis ou un mélange pour les plantes d'intérieur. Préparer vos nouveaux contenants à l’avance. Avant de débuter le repiquage, arrosez bien les semis pour gorger d'eau les plants et faciliter la reprise. À l'aide d'un bâtonnet à café en bois, déterrez les plants, un à un, en les tenant par une feuille et non par la tige. Faites un trou dans le terreau du nouveau pot ou de la nouvelle caissette. Tassez légèrement le sol autour du plant.
Acclimatation
Avant de sortir définitivement vos plants à l'extérieur, acclimatez-les quelques temps car lors des premiers jours de sortie, le plein soleil, les vents et le froid sont autant de facteurs qui peuvent affaiblir ou faire mourir vos plants. Pour éviter ces problèmes, il suffit de sortir vos caissettes à l'extérieur quelques heures par jour pour les exposer graduellement au soleil, au froid et au vent, jamais la nuit, car le gel pourrait venir anéantir votre travail. Installez-les de préférence dans un endroit ombragé pour commencer. L’acclimatation prend au moins une semaine, l’idéal étant de 2 à 3 semaines. Si vous avez beaucoup de plants, pensez à une couche froide.
Transplantation au jardin
Préparez le sol en sarclant et en aérant. Si le sol est sec, arrosez-le la veille. Transplantez lorsque c’est nuageux ou en fin de journée pour éviter aux plants la période la plus chaude. Arrosez à fond les plants une heure avant la transplantation. Cela réduira le choc de transplantation. Creusez un trou un peu plus large et profond que la motte à transplanter. Au besoin ajoutez un peu de compost dans le trou. Sortez le plant du pot en évitant de briser les racines et de l’exposer au soleil. Placez le plant dans le trou et tassez délicatement la terre. Formez une petite cuvette (creux) pour garder l’eau. Arrosez abondamment et maintenez la terre humide jusqu’à ce que le plant soit bien repris. Autant que possible mettez un paillis pour conserver l’humidité.
Les problèmes
Livres sur les semis: