Ma plus belle réalisation

Mes plus belles réalisations sont issues d’un travail collectif réalisé avec mon conjoint, Jean
Je vous les présente.
 
Précilla :  petite dynamo rieuse, elle a des ressorts sous les pieds. Elle dessine depuis qu’elle peut tenir un crayon et n’a jamais fait de personnage nu, elle leur a toujours mis des vêtements. Elle partage avec Jean-François l’amour de la musique, lui à la basse, elle au violoncelle. Créer est essentiel pour elle. Aujourd’hui, elle « s’amuse » comme illustratrice de vêtements.

Mélanie : celle qui sait ce qu’elle veut. La preuve, à deux ans en voyant son nouveau petit frère elle nous dit : « Lui bébé, moi grande fille » et du jour au lendemain, adieu les couches! Depuis l’âge de 7 ans, elle a la tête dans les étoiles, l’astronomie la passionne. Au cours des ans, elle a ajouté la physique, la musique et l’autre Mélanie à ses passions.

Maxime : planteur, écrivain, philosophe, amateur de sports, c’est celui qui a le plus de plaisir à faire réagir sa mère : lorsque son regard brille, je sais qu’il vient de m’avoir. Ce n’est pas le plus exubérant, il ressemble à son père. Pour savoir ce qui se passe dans sa vie, il faut poser les bonnes questions. En tout temps, on peut compter sur lui : confiez-lui un travail, il sera bien fait et dans les délais impartis, en plus il a de bonnes idées pour l’améliorer.

Pour moi, avoir réussi, avec Jean, à amener ces trois petits êtres à l’âge adulte, leur avoir inculqué des valeurs positives, les avoir rendu autonomes et responsables, respectueux d’eux-mêmes et des autres, capables de s’exprimer et attentifs aux autres, est le travail le plus important que j’aie pu faire et ma plus grande contribution à la société.

J’espère qu’ils continueront à être des citoyens engagés, impliqués et actifs. Que même dans les moments de déprime ils ne baisseront pas les bras et ne diront pas : À quoi bon?

Je vous livre le texte de Khalil Gibran qui nous a inspirés pour les « Élever »

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.
(Khalil Gibran : Le Prophète)